Amour de la liturgie et service des pauvres : y a t-il opposition ?

Amour de la liturgie et service des pauvres : y a t-il opposition ?

Le culte de Dieu doit conduire au soin des pauvres, et le soin des pauvres doit conduire au culte de Dieu, et ce pour une raison simple. Le culte consiste à se centrer sur Dieu, à s’assurer par le geste, la parole, le chant, la procession, etc. que Dieu est la préoccupation centrale et ultime de nos vies.  

Réflexion par Mgr Robert Barron

La première semaine de juin a été l’une des plus riches de mon sacerdoce sur le plan liturgique.

Dans le cadre du réveil eucharistique national, le pèlerinage marial en route vers Indianapolis traversait mon diocèse. Nous avons défilé en procession avec le Saint Sacrement dans les rues de Rochester, dans le Minnesota, puis j’ai célébré une grande messe festive au Centre municipal de la ville. Quelques jours plus tard, j’ai dit la Messe dans la ville de La Crescent, qui se trouve juste sur la rive du fleuve Mississippi côté Minnesota, puis je me suis rendu en procession avec l’Eucharistie, en compagnie d’environ trois mille personnes, à La Crosse, sur la rive côté Wisconsin. À la fin de cette procession, j’ai remis l’ostensoir à mon confrère Gerard Battersby, l’évêque de La Crosse, puis nous avons célébré ensemble la messe pour la foule rassemblée au Centre municipal de La Crosse. Tous ces services religieux et ces liturgies eucharistiques ont été marqués par des chants, des clochettes, le parfum d’encens des encensoirs qui se balancent, des vêtements somptueux et des litanies à profusion.

Le lendemain de la messe de La Crosse, j’ai eu le privilège d’ordonner trois jeunes hommes prêtres pour mon diocèse de Winona-Rochester. La liturgie d’ordination, l’une des plus belles du répertoire de l’Église, comprenait – en plus de tout ce qui vient d’être mentionné – l’onction des mains des nouveaux ordonnés, l’accueil officiel de la part de tous les prêtres présents et une cérémonie d’investiture. Tout cela était merveilleux.

Tout cela, j’en suis sûr, a élevé les cœurs et les âmes de ceux qui l’ont vécu.

Mais dans l’esprit de certains, ce genre de grand spectacle liturgique soulève une question, voire une critique : Qu’est-ce que cela a à voir avec le travail de l’Église qui consiste à s’occuper des malades et des nécessiteux ?

Qu’est-ce que tout cela a à voir avec Jésus, qui marchait, simplement vêtu, sur les routes poussiéreuses de Galilée et rencontrait les pauvres ?

La préoccupation pour la musique, les vêtements, les processions, les litanies, etc ne revient-il pas à une sorte d’esthétisme pointilleux, à une fixation sur une liturgie à la noix ?

N’entendons-nous pas souvent cette critique de la part de prêtres plus âgés à l’égard de prêtres plus jeunes ?  

L’Église adore Dieu mais évangélise et sert les pauvres Permettez-moi de dire que, pour autant, cette préoccupation est valable, car l’Église, comme l’a rappelé Joseph Ratzinger, fait trois choses : elle adore Dieu certes, mais aussi elle évangélise et sert les pauvres. Et le génie particulier de l’Église se manifeste lorsqu’elle parvient à maintenir ces trois tâches en équilibre, chacune corrigeant les autres et chacune conduisant aux autres.

Si je peux me permettre, dans cet article, de me concentrer sur la première et la dernière de ces responsabilités essentielles, le culte de Dieu doit conduire au soin des pauvres, et le soin des pauvres doit conduire au culte de Dieu, et ce pour une raison simple.

Le culte consiste à se centrer sur Dieu, à s’assurer par le geste, la parole, le chant, la procession, etc. que Dieu est la préoccupation centrale et ultime de notre vie.  

L’amour de Dieu et l’amour de nos frères et sœurs Mais plus nous aimons Dieu, plus nous en venons à aimer ceux que Dieu aime ; et plus nous aimons ceux que Dieu aime, plus nous aimons Celui qui les a rendus aimables en premier lieu.

C’est pourquoi saint Jean nous dit que celui qui dit aimer Dieu mais qui hait son prochain est un menteur et que le Seigneur lui-même a insisté sur le fait qu’il y a deux commandements indispensables : l’amour de Dieu et l’amour de nos frères et sœurs.

Je voudrais l’exprimer sous forme de principe : plus on monte dans la liturgie, plus on descend au service des pauvres ; et plus on descend au service des pauvres, plus on monte dans la liturgie.

Le danger est d’insister unilatéralement sur la liturgie ou unilatéralement sur le service, le premier conduisant à de la maniaquerie et le second ramenant l’Église à une organisation de service social. Dans l’histoire récente de l’Église, il y a tant de grandes figures qui ont incarné ce principe dans leur vie et leur travail.

On peut penser à Dorothy Day, la fondatrice du mouvement catholique ouvrier. Personne dans l’Église du XXe siècle ne s’est autant consacré au service des pauvres et des affamés et à la lutte contre l’injustice sociale que Dorothy Day – et pourtant, sa dévotion à la prière, à la prière de bénédiction, au chapelet, aux retraites spirituelles fréquentes et, bien sûr, au Saint-Sacrement était absolue.

Mère Teresa de Calcutta a été une icône du service pendant son long ministère parmi les plus pauvres des pauvres.  

Les exemple de Mère Teresa et Dorothy Day, entre autres Aucun catholique du vingtième siècle ne s’est plus engagé et identifié à la souffrance que Mère Teresa – et pourtant son amour de la prière était sans limite, son attention à l’Eucharistie inégalée. Et si nous renversons le principe, nous attirerons l’attention sur Virgil Michel, Reynold Hillenbrand et Romano Guardini, tous des piliers du mouvement liturgique qui ont été si massivement influents à Vatican II.

Chacun de ces messieurs soutenait que ce qui se passe à la messe dans sa splendeur doit déborder dans les rues comme un dévouement aux membres souffrants du corps mystique du Christ. Comme me l’ont raconté des prêtres plus âgés de Chicago lorsque j’étais nouvellement ordonné, Mgr Hillenbrand avait invité Dorothy Day au séminaire de Mundelein pour souligner précisément cette relation.

L’un des tristes développements des années qui ont suivi Vatican II est l’effondrement de ce qui était autrefois une unité.

Aujourd’hui, les « libéraux » ont tendance à être ceux qui se soucient des pauvres et les « conservateurs » ceux qui sont préoccupés par la liturgie.

Mais c’est stupide et dangereux pour l’Église. Plus on est l’un, plus on devrait être l’autre, et vice versa.

C’est pourquoi, une fois de plus, je voudrais rappeler mon dicton : plus on monte dans la liturgie, plus on descend au service des pauvres ; et plus on descend au service des pauvres, plus on monte dans la liturgie.

source : 
Plus on monte dans la liturgie, plus on descend au service des pauvres | ZENIT – Français

Horaires d’été pour l’accueil et le secrétariat

Horaires d’été pour l’accueil et le secrétariat

A compter du lundi 1er juillet et jusqu’au vendredi 30 août inclus,

L’accueil et le secrétariat ne seront ouverts que le matin de 9h à 12h, du lundi au vendredi, à la cathédrale d’UZÈS.

En dehors de ces horaires, mais aussi les WE et jours fériés, une permanence téléphonique est assurée pour les obsèques et les urgences seulement

Vivre la fraternité : le service de l’accueil estival – 4 propositions. Laquelle choisissez-vous ?

Vivre la fraternité : le service de l’accueil estival – 4 propositions. Laquelle choisissez-vous ?

Les vacances d’été approchent et il est temps de s’organiser autour de 4 propositions pastorales d’accueil des visiteurs et des touristes. Si cette démarche a été initiée il y a 2 ans, elle s’enracine dans la démarche de « transformation missionnaire » dans laquelle notre évêque a engagé le diocèse.

Elle rejoint aussi une des 3 priorités décidées par le nouveau Conseil de Pastorale :

  1. Vivre la fraternité,
  2. l’évangélisation,
  3. la prière.

Actuellement, les membres du Conseil qui se sont répartis en 3 groupes, travaillent ces priorités afin d’établir le « projet pastoral triennal » pour notre Ensemble paroissial qui vous sera proposé lors de l’Assemblée paroissiale, le 12 octobre prochain.

L’enjeu est que chacun se sente concerné par la mission et partage une même vision pastorale.

Il s’agit donc pour nous tous, de répondre à l’appel du Christ pour poursuivre sa mission de salut, dans les lieux et le contexte qui sont les nôtres. Elle présente un avenir durable qui suscite passion et force dans le cœur des fidèles. Comme la foi, elle donne à voir les choses avant qu’elles ne se réalisent (He 11,1). Elle répond à la question : « Maître, que devons-nous faire ? ».  Elle veut nous aider à travailler à un objectif à moyen terme (3 ans environ). Notre projet pastoral nous indiquera la direction à suivre pour cibler les changements nécessaires à effectuer afin de réaliser le renouvellement missionnaire de notre Ensemble paroissial, en se fondant sur la Parole de Dieu :

  • « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jean 13, 35 (la fraternité)
  • « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28, 19-20 (l’évangélisation)
  • « Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières ». Actes des Apôtres 2, 42 (la prière)

« L’Église est « une communauté de communautés, un sanctuaire où les assoiffés viennent s’abreuver au milieu de leur chemin, et un centre de rayonnement missionnaire constant. » écrit le Pape François. (La joie de l’Évangile, #28). Tel est aussi le défi que nous voulons relever !

 

Alors pourquoi ne pas commencer cet été ?

L’idée est simple : que des chrétiens accueillent ceux qui visitent les églises en se tenant à leur disposition pour un partage, une écoute, une question ou simplement un mot de bienvenue dans un lieu qui n’est pas seulement « un monument qui se visite » mais où se rassemblent, encore aujourd’hui les chrétiens pour célébrer leur Seigneur.

Il ne s’agit pas d’être un guide touristique mais un chrétien qui accueille !

  • Proposition 1:  tenir une permanence de 9h à 11h et/ou de 11h à 13h,   le samedi à l’église St Étienne, au cœur du marché.

En cette année de préparation jubilaire, consacrée par le Pape à la prière, le Saint Sacrement sera exposé. Chaque visiteur sera accueilli personnellement pour un court temps d’explication et pourra, s’il le désire, se joindre à un temps de prière ou/et confier une intention de prière, qu’il pourra écrire sur un papier et déposer devant le Seigneur … sinon, il sera invité à visiter l’église, avec discrétion et respect.

  • Proposition 2: tenir une permanence d’accueil de 17h à 18h et/ou de 18h à 19h  le dimanche à la cathédrale
  • Proposition 3: Accueillir les fidèles le dimanche à la messe de 10h30 à la cathédrale
  •  
  • Proposition 4: préparer et servir les apéritifs après la messe les dimanches :  7 juillet ; 14 juillet ; 21 juillet 28 juillet et le 4 août ; 11 août ; jeudi 15 août, 18 août et le 25 août

 

Toutefois ces propositions ne seront réalisables qu’avec l’implication du plus grand nombre et repose uniquement sur la générosité du temps offert pour le témoignage.

Merci d’offrir un peu de votre été ! 

  • Inscrivez-vous, sans tarder, pour la proposition qui vous intéresse en appelant le secrétariat : 04.66.22.13.26 ou par mail (en laissant votre numéro de téléphone) :

catholiques-en-uzege@orange.fr

descriptif du nouveau mobilier GOUDJI pour la cathédrale d’UZÈS

descriptif du nouveau mobilier GOUDJI pour la cathédrale d’UZÈS

Maître-Autel

H 105 x L 180 x l 103 cm
Matériau
Pierre calcaire dur de Pontijou dans la région de Blois
Aux quatre coins de l‘autel, une colonne en argent dont le chapiteau est pavé d’onyx. Ces quatre colonnes représentent les quatre apôtres, piliers de l’église chrétienne.
Sur la façade une colombe eucharistique en argent représentant le Saint-Esprit. 
Elle est pavée d’onyx et d’amphibolite.
Sur le plateau de l’autel une niche destinée à recevoir une relique.
 
L’Ambon, lieu de la parole
H 140 x L 57 x l 50 cm
Matériau
Pierre calcaire dur de Pontijou dans la région de Blois qui représente le drapé des tuniques du Christ et de ses apôtres , onyx, lapis-lazuli et jaspe
Sur la façade, une statue en argent qui représente l’ange musicien de l’Apocalypse de Saint-Jean.
 
Le siège de Présidence
H 160 x L 66 x l 50 cm
Matériau
Pierre calcaire dur de Pontijou dans la région de Blois et bois de châtaignier teinté en rouille d’acier. 
Au sommet, deux Phénix, symbole de l’Immortalité
Au bout des accoudoirs deux sphères symbolisant les yeux du Créateur comme dans le célèbre tableau de Nicolas Poussin « Lazare et Rebecca »
Sous le fauteuil de Présidence, un degré pour l’élévation  vers ce siège.
 
6 chandeliers d’autel
En argent  et onyx
 
Une croix d’autel 
En argent , serpentine et jaspe
Elle représente le Christ en gloire, le Christ ressuscité.
Compte-rendu de la rencontre du 26 avril 2024

Compte-rendu de la rencontre du 26 avril 2024

Philippe MUDRY nous rend compte de la réflexion du nouveau Conseil de Pastorale qui s’est réuni, pour la 1ère fois le vendredi 26 avril à UZÈS et dont l’objet était de commencer à réfléchir à un projet missionnaire pour les 3 ans qui viennent : « Notre projet missionnaire, le sens d’une démarche »

Pourquoi ?

D’abord, il s’agit pour nous de répondre à l’appel du Christ : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Matthieu, 28, 19) :  l’Église tout entière est missionnaire. La mission s’enracine dans notre baptême et notre Confirmation : elle est une nécessité. Toutefois, Le temps où « l’entrée dans l’Église » se faisait naturellement, par transmission familiale le plus souvent, est terminé.

La déchristianisation a atteint des proportions alarmantes, notamment dans notre pays. Elle résulte d’une histoire ancienne et profonde et se nourrit parfois aussi de nos propres fautes, comme récemment dans notre Église qui a dû les admettre dans le cas des abus sexuels et autres dérives.

En résulte, entre autre, « la crise » de la pratique, « crise » des vocations, le vieillissement des fidèles et du clergé …  Le Christ lui-même nous mettait en garde dans l’évangile de Luc : « Le Fils de l’homme quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or le paradoxe, c’est que la soif de croire de nos contemporains est frappant ! Il n’a jamais été plus évident et il se manifeste au grand jour sous des formes diverses, les plus élevées comme parfois aussi les plus sectaires ; l’Église n’a donc pas de tâche plus urgente que d’y répondre !

Comment ?

L’avenir de l’Église passe par la prise de conscience par chacun de ses membres de sa mission de « disciple-missionnaire ». Pour porter du fruit, cette prise de conscience doit être le premier pas d’un projet missionnaire global, et à long terme.  Il est donc de la mission du Conseil de Pastorale d’en établir un, pour notre Ensemble Paroissial, pour les 3 ans qui viennent sans perdre de vue qu’il faut qu’il soit réaliste et fondateur.  Notre évêque, Mgr Nicolas BROUWET nous invite donc à prendre chacun notre part dans ce magnifique projet. Beaucoup se souviennent de la journée missionnaire, organisée chez nous à Uzès, le 15 octobre 2022.

A la suite de cette journée, tout le diocèse s’est engagé dans cette réflexion.

  • D’abord en mars 2023, par un premier travail avec les prêtres ;
  • Ensuite, avec 2 journées de travail successives (novembre et décembre 2023) auxquelles ont pris part, avec leur curé, 3 laïcs de chaque Ensemble paroissial – les « Pierre, Jacques et Jean », premiers appelés, en quelque sorte, sur ce chantier missionnaire.
  • Enfin, au mois de janvier dernier, avec une équipe plus élargie, composée de 12 laïcs (les douze), qui est venue rejoindre les 3 premiers appelés « Pierre, Jacques et Jean » pour participer à la réflexion et à la mise en œuvre d’un « projet de transformation missionnaire » pour chaque Ensemble paroissial.

La suite, vous la devinez : comme Luc le rapporte au début du chapitre 10, il s’agit, comme Jésus, de trouver les « 72 » qui vont s’atteler à la tâche de cette véritable transformation missionnaire et pastorale de nos communautés. Même si nous ne sommes pas encore « 72 », ce chiffre signifie que c’est bien l’ensemble de la communauté des baptisés-confirmés qui est concernée !

Les points d’attentions pour construire un projet pastoral 

Pour nous aider dans notre réflexion, Mgr BROUWET nous a adressé une lettre qui dresse quelques pistes : il s’agit d’abord « de montrer tous les visages de la mission (de la prière au service et engagements divers dans l’Eglise et jusqu’aux périphéries de notre société), de révéler tous les talents et charismes qui existent dans nos paroisses, de montrer enfin que la mission est essentielle à la vie de l’Eglise et qu’elle est possible en 2024.  Cela suppose d’abord de prendre conscience, sous la conduite de l’Esprit Saint, que chacun est nécessaire pour « insuffler une dynamique missionnaire » puis de préciser « la vision qui va inspirer » cette dynamique à partir de la réalité humaine qui constitue notre communauté : ses forces ; ses faiblesses ; les besoins ou les opportunités d’action que nous discernerons mais aussi les menaces qu’il nous faut conjurer (discordes, chapelles etc.). Nous pourrons y parvenir d’abord, en recherchant entre nous, par la prière et le partage, une fraternité renouvelée, qui aille au-delà de celle qui est inscrite au fronton de nos monuments publics : celle qui vient du Christ et qui fait de nous des frères et des sœurs, filles et fils de Dieu. C’est le plus sûr moyen de réussir une mission au long cours, faite de retrouvailles régulières, loin de toute logique de silo. En discernant parmi les priorités, c’est-à-dire en demeurant conscients que, quelque soit notre enthousiasme, nous ne pouvons pas tout faire, et que notre effort doit être mesuré à l’aune de nos moyens … faute de quoi, nous serions rapidement menacés d’asphyxie.

Les 5 essentiels :

Mgr BROUWET souligne cinq points essentiels dans ce processus, qu’il nomme les « 5 essentiels » :

  • La fraternité, « Vivre l’amour du prochain, l’accueil et le soutien mutuels : la vie fraternelle, entre nous et envers chacun, est un vrai signe de vitalité chrétienne. Elle nous fait sortir de nous-même, procure la joie, attire vers le Christ et réjouit le cœur de ceux qui cherchent Dieu. Cette fraternité favorise l’intégration dans la communauté ».
  • le service, « S’engager dans la communauté pour en servir la vitalité et la fécondité. Discerner les charismes, favoriser la prise de responsabilité du plus grand nombre, appeler à s’engager. La communauté s’organise pour accomplir efficacement sa mission interne et externe ».
  • la formation, « Grandir, poursuivre la conversion de son cœur, développer son intelligence de la foi, discerner et cultiver ses talents et charismes, les mettre au service des autres en se plongeant toujours plus dans le Mystère de Dieu. C’est un point clé pour que ma Foi devienne une Foi adulte, assumée et fructueuse, et pour que je puisse la transmettre aux autres ».
  • la prière. « C’est ce qui constitue mon cœur à cœur avec Dieu, seul ou en groupe. Si je suis chrétien, c’est que je cherche à suivre Jésus-Christ, à l’aimer toujours plus et à me laisser aimer par Lui. Se tenir en Sa présence, le célébrer, rendre grâce, intercéder… C’est vrai par les liturgies paroissiales, mais aussi par le temps que je prends quotidiennement avec Dieu, avec Sa Parole, pendant l’Adoration du Saint Sacrement, dans le secret de mon cœur… personnellement, en petits groupes et en communauté par des liturgies attirantes, inspirantes et adaptées ».
  • L’évangélisation « Annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous (le kérygme) à ceux qui ne le connaissent pas, les conduire à Lui, leur faire découvrir l’amour de Jésus. Depuis Jésus jusqu’aux appels du Pape François, cet aspect structure la croissance de la communauté et est inhérent à ma vocation chrétienne. Si je suis chrétien aujourd’hui, c’est parce que d’autres, de génération en génération, n’ont pas hésité à annoncer la Bonne Nouvelle… » 

Il revient au Conseil de Pastorale de préciser les projets concrets qu’il nous faut prioritairement mettre œuvre et qui constitueront la base de notre projet pastoral et missionnaire pour les 3 ans.

En nous mettant à l’écoute de l’Esprit Saint, de nos frères, surtout ceux qui sont dans le besoin, qui connaissent l’épreuve, de ceux qui ont besoin de sens, d’approfondir la Parole de Dieu ; à chacun nous devons pouvoir dire : « Nous avons besoin de toi ! » ; En nous organisant par groupes de mission, centrés sur les priorités que nous déterminerons, en sachant mettre à profit les dons que l’Esprit a mis en chacun de nous ; chacun doit pouvoir trouver la place qui lui convient au sein de notre mission. Alors, étape par étape en suivant les stades de la semence, de la germination, de l’enracinement, du déploiement, de la floraison, de la maturation viendra celui de la récolte !

Les 3 points retenus pour notre projet pastoral pour les 3 ans à venir

Après deux heures d’échange, analysant nos forces et nos faiblesses, le Conseil de Pastorale s’accorde sur 3 priorités missionnaires à travailler :

  • La fraternité (accueil) 
  • l’évangélisation (catéchèse, catéchuménat, formation…)
  • la prière.

La mise en œuvre :

Chaque membre du conseil est invité à choisir l’un de ces trois chantiers afin de les travailler en sous-groupes, pour en dégager des propositions concrètes. Une fois terminé, ce travail sera mis en forme et présenté aux fidèles de l’Ensemble paroissial comme « projet pastoral 2024-2026 » au cours d’une Assemblée paroissiale. Il servira de base pour la relecture de nos actions et faire des points d’étapes…

Nouvelle campagne 2024 du denier de l’Église

Nouvelle campagne 2024 du denier de l’Église

https://donnons-gard-catholique.fr/don/denier  copier ce lien pour n don en ligne sécurisé

 

Madame, Monsieur,

Chers paroissiens,

Comme chaque année, la nouvelle campagne du Denier de l’Église s’est ouverte le dimanche des Rameaux.  C’est toujours une grande joie pour les prêtres de vous accueillir et il en est ainsi à chaque « grande fête » de l’année.

Mais il vous arrive aussi parfois d’avoir besoin de l’Eglise dans d’autres circonstances et pour d’autres occasions familiales. Et même si vous n’êtes pas des catholiques « pratiquants réguliers », l’Eglise est présente dans les moments importants de votre vie. 

Pour pouvoir poursuivre sa mission et continuer de vous accompagner : l’Eglise a besoin de votre soutien. C’est pourquoi avec cette feuille d’information, vous a été remise une enveloppe vous présentant le « Denier de l’Eglise », en vue d’assurer pour chaque prêtre un traitement mensuel équivalent au S.M.I.C

Malgré un contexte économique et géo-politique difficile, je me tourne vers vous, avec confiance,  pour vous demander votre soutien financier.

Sans votre participation l’Eglise ne pourrait assurer sa mission.

Le Denier n’a pas pour objectif de répondre à une sollicitation d’urgence sur un problème immédiat : faire ce don manifeste votre volonté de participer à l’œuvre de l’Église dans la durée. Chaque personne qui contribue au Denier exprime le désir de soutenir l’Église et ses membres au quotidien. Merci de lire attentivement cette feuille que j’aurais aimé vous remettre personnellement pour mieux en souligner l’enjeu. L’Eglise ne vit que de don et compte donc sur le vôtre ! Merci d’avance du geste que vous ferez, en fonction de vos possibilités.

Père Frédéric BASTIDON

Curé de l’Ensemble paroissial de l’Uzège

 

A quoi sert le Denier de l’Église ?

Le Denier n’est pas un don comme un autre. Son sens est lié à la dîme d’Abraham et à l’offrande au temple. Nous pourrions l’appeler la « dîme de gratitude » ou « la dîme au temple ». Jésus a lui-même versé l’offrande au temple et il a signifié toute l’importance de ce que faisait la veuve qui mettait des pièces dans le tronc du temple.

Parce que tout nous est donné, nous pouvons à notre tour donner en retour à l’Église, qui est le temple de Dieu. C’est aussi un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance.

Le Denier, qui est la première des ressources de l’Église en France, représente  46 % de l’ensemble des dons courants que nous collectons.

Dans le diocèse de NÎMES il est utilisé :

  • pour financer le traitement des 110 prêtres du diocèse, (58 sont en activité dans les paroisses, les services, les aumôneries et 52 sont des prêtres aînés, retirés)
  • et les salaires des 16 laïcs dont 7 en mission ecclésiale, responsables de Services diocésains

Depuis la loi de 1905, pour assurer sa mission, l’Église locale ne peut compter que sur la générosité des catholiques et de nombreuses personnes qui font appel à elle.

Elle ne reçoit aucuns fonds du Vatican ni de l’État.

Concrètement ce sont les Associations Diocésaines (associations cultuelles régies par la loi de 1905) qui sont habilitées à gérer l’ensemble des activités des paroisses et du diocèse.

Il en existe une au sein de chaque évêché : pour notre diocèse c’est donc « l’Association Diocésaine de NÎMES » qui se traduit par le libellé bancaire  « A.D.30 »

Les biens d’Église sont destinés à l’accomplissement de sa mission, ils ont été constitués par les dons des générations successives, ils sont entretenus et renouvelés en vue de l’action pastorale de l’Église. Ces biens d’Eglise sont notamment des biens immobiliers qui servent à la mission (en particulier toutes les églises et locaux paroissiaux construits après 1905 dans les villes). La gestion doit être prudente, elle est responsable, encadrée et contrôlée : la responsabilité de l’évêque et celle des curés sont réelles et personnelles, mais ils ne peuvent agir sans des conseils constitués et reconnus (conseils paroissiaux et diocésains pour les affaires économiques) dont la comptabilité est vérifiée chaque année, par un contrôle du Commissaire aux Comptes.

Cette gestion ecclésiale est marquée par l’obligation de solidarité et de partage avec les autres Églises au premier chef, et avec les pauvres en général par l’intermédiaire d’organismes adaptés, mais elle doit aussi assurer la lourde charge de l’entretien des églises et des locaux construits après 1905.

Les ressources des diocèses proviennent donc essentiellement de la générosité des fidèles.

En France métropolitaine, les cinq principales ressources de l’Église sont : 

  • Le Denier de l’Église : qui en est la principale ressource (46% du total) : c’est la contribution volontaire de chaque catholique, pratiquant régulier ou non, pour permettre aux prêtres et aux salariés des diocèses et paroisses de vivre et d’agir ;
  • Les quêtes versées lors des messes (23%) qui servent à couvrir les frais des paroisses : frais de fonctionnement (chauffage, électricité…) et tous les frais liés aux activités paroissiales. Toutefois, certaines quêtes sont affectées aussi à des causes particulières (Église universelle, Secours catholique…);
  • Le casuel : qui est l’offrande versée par les familles qui demandent un sacrement (baptême, mariage) et par les familles du défunt pour les funérailles
  • Les offrandes de messe : données par les fidèles qui demandent à ce qu’une messe soit célébrée à une intention particulière ; elles aident les prêtres dans leur vie matérielle et complètent leur traitement mensuel.
  • Les legs : qui sont des ressources exceptionnelles mais essentiels pour envisager les grands projets pour l’Église de demain.

 

Combien donner ?

Vous pouvez par exemple donner l’équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail.

Si vous êtes imposable, vous pouvez déduire de votre impôt sur le revenu 66 % du montant de votre don  (dans la limite de 20 % de votre revenu imposable).