Créée il y a 167 ans par M. l’Abbé Firmin SERRE, Aumônier de l’Hôtel-Dieu de Nîmes, (il y avait été lui-même encouragé par le saint Curé d’ARS) l’Œuvre Notre-Dame du Suffrage a pour but :
- de favoriser le développement de la foi et de l’espérance chrétienne au moyen de la catéchèse sur les fins dernières, à la lumière du mystère de la résurrection du Christ, sur la communion des saints et la signification de la prière pour les défunts,
- de favoriser le témoignage personnel et communautaire rendu par les catholiques à la foi et à l’espérance en la résurrection des morts et à la vie éternelle,
- de favoriser le développement de la charité par la prière, personnelle et communautaire, pour tous les défunts,
- de constituer un réseau fraternel unissant les vivants dans la prière pour les défunts et de participer à son développement,
- de demander la célébration de messes pour les défunts recommandés et pour tous les autres défunts, notamment ceux pour qui personne ne prie.
L’Oeuvre du Suffrage a toujours été approuvée par les Souverains Pontifes.
Comment devenir membre de l’Archiconfrérie ?
Il suffit d’adhérer à l’Archiconfrérie N-D du Suffrage en s’acquittant d’une cotisation, qui peut être versée annuellement au mois de novembre (actuellement 10 €) ou en une seule fois (160 €) à une zélatrice. À l’annonce du décès d’un membre du Suffrage : 9 Messes seront célébrées à son intention, dont 2 dans sa paroisse d’origine.
Contacter les zélatrices de l’Ensemble paroissial :
- SAINT QUENTIN la POTERIE : Lucienne LOYER – 06 20 11 09 40
- SANILHAC : Liliane JONQUET – 06 09 01 33 54
- UZÈS et les autres paroisses : Marie-Thérèse TIRADO – 06 41 86 20 29
On devient membre du Suffrage par une adhésion personnelle accompagnant le versement d’une cotisation à l’Archiconfrérie Notre-Dame du Suffrage.
Il est possible d’inscrire un défunt n’ayant pas appartenu à l’œuvre de son vivant, comme « Défunt Recommandé », en versant l’offrande prévue pour une neuvaine de messes (160 €).
L’œuvre peut enregistrer des demandes de messes pour des défunts, ainsi que des neuvaines et des trentains, en se conformant aux dispositions recommandées par la Conférence des évêques de France.
Célébration des messes
Il revient aux zélatrices de paroisse de prévenir rapidement le secrétariat de l’œuvre du décès d’un Associé afin de faire célébrer la neuvaine de messes à ses intentions.
L’Esprit de l’Œuvre
Il faut surtout souligner que les adhérents à l’Œuvre constituent entre eux un réseau de solidarité dans la prière les uns pour les autres et pour tous les défunts. Ils sont membres d’une association de fidèles.
La prière pour les défunts fait entrer dans la compassion de Jésus pour ceux qu’il est venu sauver au prix de sa vie. Cette prière s’exprime au plus haut point dans la célébration du saint sacrifice de la messe, célébration par laquelle le sacrement de l’amour est rendu présent pour que nous adhérions davantage à l’immense mouvement qui oriente tous les hommes vers la communion plénière avec le Père, dans le Christ Jésus, par l’Esprit Saint. Par la prière, c’est en Dieu que nous rejoignons les défunts. Par la prière, nous mettons en œuvre l’échange mystérieux, la solidarité spirituelle appelée « communion des saints »
Marie occupe ici une place toute particulière. Nous l’invoquons d’ailleurs en lui demandant de prier pour nous, « maintenant et à l’heure de notre mort ».
C’est en référence à Notre-Dame qu’a été créée l’Œuvre du Suffrage, comme le souligne le tableau fréquemment reproduit sur le bulletin (en couverture de cette feuille), les statuts et autres documents de l’Œuvre.
Pourquoi « faire dire une messe » pour les défunts ?
Traditionnellement, le mois de novembre est un mois de prière pour les âmes du Purgatoire. Mais, c’est tous les jours que l’Eglise, comme une mère, se penche vers ses enfants, et particulièrement, à chaque prière eucharistique, vers ceux qui ont franchi la mort. Ainsi, chaque jour, la Sainte Messe perpétue le Sacrifice de la Croix, elle établit corporellement la présence dans nos vies de Jésus ressuscité, au-delà de la mort qu’Il a déjà traversée et qu’il nous fait traverser à proportion de notre foi en Lui. L’Eucharistie est cette traversée : y participer, c’est marcher vers la mort, et en même temps marcher vers la Vie, tout comme l’absence visible de nos défunts n’ôte rien à la réalité de leur présence invisible. Ne comprenons pas cette célébration comme une compensation (beaucoup de messes pour un grand pécheur et peu de messes pour un petit !), mais comme une plongée dans la source de vie : elle coule surabondante et inépuisable quels que soient nos péchés, mais il dépend de nous de la recevoir et de la donner.
« Faire dire une Messe », c’est un acte de charité envers les morts que de soulager (voire d’accélérer) leur peine par l’offrande spécifique d’une messe à leur intention. Souvenons-nous que si les âmes du purgatoire ne peuvent plus rien pour elles-mêmes, la mort les ayant fixées dans leur état, elles conservent en revanche la charité et peuvent agir pour les autres et donc pour nous.
Cependant, il ne faudrait pas occulter tous les autres motifs pour lesquels nous pouvons – et devons – faire célébrer des messes. Les finalités de la messe nous rappellent toute la valeur du Sacrifice du Christ, Sacrifice auquel il convient de s’associer le plus parfaitement possible en adoptant tous les sentiments du Christ :
- La Sainte Messe est d’abord un sacrifice qui remplit envers Dieu un devoir d’adoration.
- Puis, le sacrifice eucharistique est une action de grâce pour tous les bienfaits divins.
- la Sainte Messe est « un sacrifice propitiatoire ou expiatoire » : c’est par le sacrifice de la croix qu’est obtenue une fois pour toutes la rémission des péchés.
- La Messe nous en applique les satisfactions.
- Enfin, la Sainte Messe est « un sacrifice impétratoire »: Jésus Christ sur l’autel est un médiateur qui intercède pour nous auprès de son Père.
Ainsi, faire célébrer des messes pour les défunts, c’est rentrer dans cette dimension du sacrifice propitiatoire. Notre ingratitude relative nous fait souvent oublier la dimension de louange, d’adoration, d’action de grâce, d’intercession. Pensons-nous par exemple à offrir des messes à l’occasion d’une naissance, d’un baptême, d’un mariage, d’une grâce obtenue, ou tout simplement pour la gloire de Dieu ?
« Faire dire une messe », c’est aussi l’occasion de se retrouver en famille pour une prière commune. On se rend à l’église et au cimetière, non pas tournés vers le passé, mais accueillant à la vie qui nous porte au-delà de la mort. On choisit souvent pour cela le huitième jour après la sépulture (symbole de résurrection), ou le quarantième, Messe de quarantaine (symbole de l’entrée en Terre Promise), et, bien sûr, la date anniversaire du décès que les chrétiens appelaient dans les premiers temps le « Dies natalis » (jour de la naissance au Ciel).
Rappel :
- Tous les dimanches la grand-Messe est célébrée pour le peuple « pro populo » en conséquence toutes les intentions inscrites sur la feuille d’annonce sont reportées au long des jours suivants.
- Il ne peut y avoir qu’une seule intention par Messe. Le Prêtre dit la Messe pour telle et telle intention jour après jour.
- les intentions de Messe sont à demander auprès du secrétariat des paroisses qui la transcrit sur un registre et la transmet au célébrant. (04.66.22.13.26)
- Si on le peut, l’offrande proposée par notre diocèse est de 18 euros par intention.