Compte-rendu de la rencontre du 26 avril 2024

Compte-rendu de la rencontre du 26 avril 2024

Philippe MUDRY nous rend compte de la réflexion du nouveau Conseil de Pastorale qui s’est réuni, pour la 1ère fois le vendredi 26 avril à UZÈS et dont l’objet était de commencer à réfléchir à un projet missionnaire pour les 3 ans qui viennent : « Notre projet missionnaire, le sens d’une démarche »

Pourquoi ?

D’abord, il s’agit pour nous de répondre à l’appel du Christ : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Matthieu, 28, 19) :  l’Église tout entière est missionnaire. La mission s’enracine dans notre baptême et notre Confirmation : elle est une nécessité. Toutefois, Le temps où « l’entrée dans l’Église » se faisait naturellement, par transmission familiale le plus souvent, est terminé.

La déchristianisation a atteint des proportions alarmantes, notamment dans notre pays. Elle résulte d’une histoire ancienne et profonde et se nourrit parfois aussi de nos propres fautes, comme récemment dans notre Église qui a dû les admettre dans le cas des abus sexuels et autres dérives.

En résulte, entre autre, « la crise » de la pratique, « crise » des vocations, le vieillissement des fidèles et du clergé …  Le Christ lui-même nous mettait en garde dans l’évangile de Luc : « Le Fils de l’homme quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or le paradoxe, c’est que la soif de croire de nos contemporains est frappant ! Il n’a jamais été plus évident et il se manifeste au grand jour sous des formes diverses, les plus élevées comme parfois aussi les plus sectaires ; l’Église n’a donc pas de tâche plus urgente que d’y répondre !

Comment ?

L’avenir de l’Église passe par la prise de conscience par chacun de ses membres de sa mission de « disciple-missionnaire ». Pour porter du fruit, cette prise de conscience doit être le premier pas d’un projet missionnaire global, et à long terme.  Il est donc de la mission du Conseil de Pastorale d’en établir un, pour notre Ensemble Paroissial, pour les 3 ans qui viennent sans perdre de vue qu’il faut qu’il soit réaliste et fondateur.  Notre évêque, Mgr Nicolas BROUWET nous invite donc à prendre chacun notre part dans ce magnifique projet. Beaucoup se souviennent de la journée missionnaire, organisée chez nous à Uzès, le 15 octobre 2022.

A la suite de cette journée, tout le diocèse s’est engagé dans cette réflexion.

  • D’abord en mars 2023, par un premier travail avec les prêtres ;
  • Ensuite, avec 2 journées de travail successives (novembre et décembre 2023) auxquelles ont pris part, avec leur curé, 3 laïcs de chaque Ensemble paroissial – les « Pierre, Jacques et Jean », premiers appelés, en quelque sorte, sur ce chantier missionnaire.
  • Enfin, au mois de janvier dernier, avec une équipe plus élargie, composée de 12 laïcs (les douze), qui est venue rejoindre les 3 premiers appelés « Pierre, Jacques et Jean » pour participer à la réflexion et à la mise en œuvre d’un « projet de transformation missionnaire » pour chaque Ensemble paroissial.

La suite, vous la devinez : comme Luc le rapporte au début du chapitre 10, il s’agit, comme Jésus, de trouver les « 72 » qui vont s’atteler à la tâche de cette véritable transformation missionnaire et pastorale de nos communautés. Même si nous ne sommes pas encore « 72 », ce chiffre signifie que c’est bien l’ensemble de la communauté des baptisés-confirmés qui est concernée !

Les points d’attentions pour construire un projet pastoral 

Pour nous aider dans notre réflexion, Mgr BROUWET nous a adressé une lettre qui dresse quelques pistes : il s’agit d’abord « de montrer tous les visages de la mission (de la prière au service et engagements divers dans l’Eglise et jusqu’aux périphéries de notre société), de révéler tous les talents et charismes qui existent dans nos paroisses, de montrer enfin que la mission est essentielle à la vie de l’Eglise et qu’elle est possible en 2024.  Cela suppose d’abord de prendre conscience, sous la conduite de l’Esprit Saint, que chacun est nécessaire pour « insuffler une dynamique missionnaire » puis de préciser « la vision qui va inspirer » cette dynamique à partir de la réalité humaine qui constitue notre communauté : ses forces ; ses faiblesses ; les besoins ou les opportunités d’action que nous discernerons mais aussi les menaces qu’il nous faut conjurer (discordes, chapelles etc.). Nous pourrons y parvenir d’abord, en recherchant entre nous, par la prière et le partage, une fraternité renouvelée, qui aille au-delà de celle qui est inscrite au fronton de nos monuments publics : celle qui vient du Christ et qui fait de nous des frères et des sœurs, filles et fils de Dieu. C’est le plus sûr moyen de réussir une mission au long cours, faite de retrouvailles régulières, loin de toute logique de silo. En discernant parmi les priorités, c’est-à-dire en demeurant conscients que, quelque soit notre enthousiasme, nous ne pouvons pas tout faire, et que notre effort doit être mesuré à l’aune de nos moyens … faute de quoi, nous serions rapidement menacés d’asphyxie.

Les 5 essentiels :

Mgr BROUWET souligne cinq points essentiels dans ce processus, qu’il nomme les « 5 essentiels » :

  • La fraternité, « Vivre l’amour du prochain, l’accueil et le soutien mutuels : la vie fraternelle, entre nous et envers chacun, est un vrai signe de vitalité chrétienne. Elle nous fait sortir de nous-même, procure la joie, attire vers le Christ et réjouit le cœur de ceux qui cherchent Dieu. Cette fraternité favorise l’intégration dans la communauté ».
  • le service, « S’engager dans la communauté pour en servir la vitalité et la fécondité. Discerner les charismes, favoriser la prise de responsabilité du plus grand nombre, appeler à s’engager. La communauté s’organise pour accomplir efficacement sa mission interne et externe ».
  • la formation, « Grandir, poursuivre la conversion de son cœur, développer son intelligence de la foi, discerner et cultiver ses talents et charismes, les mettre au service des autres en se plongeant toujours plus dans le Mystère de Dieu. C’est un point clé pour que ma Foi devienne une Foi adulte, assumée et fructueuse, et pour que je puisse la transmettre aux autres ».
  • la prière. « C’est ce qui constitue mon cœur à cœur avec Dieu, seul ou en groupe. Si je suis chrétien, c’est que je cherche à suivre Jésus-Christ, à l’aimer toujours plus et à me laisser aimer par Lui. Se tenir en Sa présence, le célébrer, rendre grâce, intercéder… C’est vrai par les liturgies paroissiales, mais aussi par le temps que je prends quotidiennement avec Dieu, avec Sa Parole, pendant l’Adoration du Saint Sacrement, dans le secret de mon cœur… personnellement, en petits groupes et en communauté par des liturgies attirantes, inspirantes et adaptées ».
  • L’évangélisation « Annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous (le kérygme) à ceux qui ne le connaissent pas, les conduire à Lui, leur faire découvrir l’amour de Jésus. Depuis Jésus jusqu’aux appels du Pape François, cet aspect structure la croissance de la communauté et est inhérent à ma vocation chrétienne. Si je suis chrétien aujourd’hui, c’est parce que d’autres, de génération en génération, n’ont pas hésité à annoncer la Bonne Nouvelle… » 

Il revient au Conseil de Pastorale de préciser les projets concrets qu’il nous faut prioritairement mettre œuvre et qui constitueront la base de notre projet pastoral et missionnaire pour les 3 ans.

En nous mettant à l’écoute de l’Esprit Saint, de nos frères, surtout ceux qui sont dans le besoin, qui connaissent l’épreuve, de ceux qui ont besoin de sens, d’approfondir la Parole de Dieu ; à chacun nous devons pouvoir dire : « Nous avons besoin de toi ! » ; En nous organisant par groupes de mission, centrés sur les priorités que nous déterminerons, en sachant mettre à profit les dons que l’Esprit a mis en chacun de nous ; chacun doit pouvoir trouver la place qui lui convient au sein de notre mission. Alors, étape par étape en suivant les stades de la semence, de la germination, de l’enracinement, du déploiement, de la floraison, de la maturation viendra celui de la récolte !

Les 3 points retenus pour notre projet pastoral pour les 3 ans à venir

Après deux heures d’échange, analysant nos forces et nos faiblesses, le Conseil de Pastorale s’accorde sur 3 priorités missionnaires à travailler :

  • La fraternité (accueil) 
  • l’évangélisation (catéchèse, catéchuménat, formation…)
  • la prière.

La mise en œuvre :

Chaque membre du conseil est invité à choisir l’un de ces trois chantiers afin de les travailler en sous-groupes, pour en dégager des propositions concrètes. Une fois terminé, ce travail sera mis en forme et présenté aux fidèles de l’Ensemble paroissial comme « projet pastoral 2024-2026 » au cours d’une Assemblée paroissiale. Il servira de base pour la relecture de nos actions et faire des points d’étapes…

Nouvelle campagne 2024 du denier de l’Église

Nouvelle campagne 2024 du denier de l’Église

https://donnons-gard-catholique.fr/don/denier  copier ce lien pour n don en ligne sécurisé

 

Madame, Monsieur,

Chers paroissiens,

Comme chaque année, la nouvelle campagne du Denier de l’Église s’est ouverte le dimanche des Rameaux.  C’est toujours une grande joie pour les prêtres de vous accueillir et il en est ainsi à chaque « grande fête » de l’année.

Mais il vous arrive aussi parfois d’avoir besoin de l’Eglise dans d’autres circonstances et pour d’autres occasions familiales. Et même si vous n’êtes pas des catholiques « pratiquants réguliers », l’Eglise est présente dans les moments importants de votre vie. 

Pour pouvoir poursuivre sa mission et continuer de vous accompagner : l’Eglise a besoin de votre soutien. C’est pourquoi avec cette feuille d’information, vous a été remise une enveloppe vous présentant le « Denier de l’Eglise », en vue d’assurer pour chaque prêtre un traitement mensuel équivalent au S.M.I.C

Malgré un contexte économique et géo-politique difficile, je me tourne vers vous, avec confiance,  pour vous demander votre soutien financier.

Sans votre participation l’Eglise ne pourrait assurer sa mission.

Le Denier n’a pas pour objectif de répondre à une sollicitation d’urgence sur un problème immédiat : faire ce don manifeste votre volonté de participer à l’œuvre de l’Église dans la durée. Chaque personne qui contribue au Denier exprime le désir de soutenir l’Église et ses membres au quotidien. Merci de lire attentivement cette feuille que j’aurais aimé vous remettre personnellement pour mieux en souligner l’enjeu. L’Eglise ne vit que de don et compte donc sur le vôtre ! Merci d’avance du geste que vous ferez, en fonction de vos possibilités.

Père Frédéric BASTIDON

Curé de l’Ensemble paroissial de l’Uzège

 

A quoi sert le Denier de l’Église ?

Le Denier n’est pas un don comme un autre. Son sens est lié à la dîme d’Abraham et à l’offrande au temple. Nous pourrions l’appeler la « dîme de gratitude » ou « la dîme au temple ». Jésus a lui-même versé l’offrande au temple et il a signifié toute l’importance de ce que faisait la veuve qui mettait des pièces dans le tronc du temple.

Parce que tout nous est donné, nous pouvons à notre tour donner en retour à l’Église, qui est le temple de Dieu. C’est aussi un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance.

Le Denier, qui est la première des ressources de l’Église en France, représente  46 % de l’ensemble des dons courants que nous collectons.

Dans le diocèse de NÎMES il est utilisé :

  • pour financer le traitement des 110 prêtres du diocèse, (58 sont en activité dans les paroisses, les services, les aumôneries et 52 sont des prêtres aînés, retirés)
  • et les salaires des 16 laïcs dont 7 en mission ecclésiale, responsables de Services diocésains

Depuis la loi de 1905, pour assurer sa mission, l’Église locale ne peut compter que sur la générosité des catholiques et de nombreuses personnes qui font appel à elle.

Elle ne reçoit aucuns fonds du Vatican ni de l’État.

Concrètement ce sont les Associations Diocésaines (associations cultuelles régies par la loi de 1905) qui sont habilitées à gérer l’ensemble des activités des paroisses et du diocèse.

Il en existe une au sein de chaque évêché : pour notre diocèse c’est donc « l’Association Diocésaine de NÎMES » qui se traduit par le libellé bancaire  « A.D.30 »

Les biens d’Église sont destinés à l’accomplissement de sa mission, ils ont été constitués par les dons des générations successives, ils sont entretenus et renouvelés en vue de l’action pastorale de l’Église. Ces biens d’Eglise sont notamment des biens immobiliers qui servent à la mission (en particulier toutes les églises et locaux paroissiaux construits après 1905 dans les villes). La gestion doit être prudente, elle est responsable, encadrée et contrôlée : la responsabilité de l’évêque et celle des curés sont réelles et personnelles, mais ils ne peuvent agir sans des conseils constitués et reconnus (conseils paroissiaux et diocésains pour les affaires économiques) dont la comptabilité est vérifiée chaque année, par un contrôle du Commissaire aux Comptes.

Cette gestion ecclésiale est marquée par l’obligation de solidarité et de partage avec les autres Églises au premier chef, et avec les pauvres en général par l’intermédiaire d’organismes adaptés, mais elle doit aussi assurer la lourde charge de l’entretien des églises et des locaux construits après 1905.

Les ressources des diocèses proviennent donc essentiellement de la générosité des fidèles.

En France métropolitaine, les cinq principales ressources de l’Église sont : 

  • Le Denier de l’Église : qui en est la principale ressource (46% du total) : c’est la contribution volontaire de chaque catholique, pratiquant régulier ou non, pour permettre aux prêtres et aux salariés des diocèses et paroisses de vivre et d’agir ;
  • Les quêtes versées lors des messes (23%) qui servent à couvrir les frais des paroisses : frais de fonctionnement (chauffage, électricité…) et tous les frais liés aux activités paroissiales. Toutefois, certaines quêtes sont affectées aussi à des causes particulières (Église universelle, Secours catholique…);
  • Le casuel : qui est l’offrande versée par les familles qui demandent un sacrement (baptême, mariage) et par les familles du défunt pour les funérailles
  • Les offrandes de messe : données par les fidèles qui demandent à ce qu’une messe soit célébrée à une intention particulière ; elles aident les prêtres dans leur vie matérielle et complètent leur traitement mensuel.
  • Les legs : qui sont des ressources exceptionnelles mais essentiels pour envisager les grands projets pour l’Église de demain.

 

Combien donner ?

Vous pouvez par exemple donner l’équivalent de 1% de vos revenus annuels, ou encore 10% de votre impôt, ou bien la valeur de 2 ou 3 journées de travail.

Si vous êtes imposable, vous pouvez déduire de votre impôt sur le revenu 66 % du montant de votre don  (dans la limite de 20 % de votre revenu imposable).